Un nouveau pas vers une protection effective de nos bananes! – Communiqué de presse du 2 février 2017

Le Parlement européen a approuvé ce jour, à une large majorité (554+, 78-, 21 abst.), la révision du mécanisme de stabilisation pour les bananes, prévue pour l’accord de libre-échange multipartite UE/Colombie, Équateur et Pérou et pour l’accord de libre-échange UE/Amérique centrale.

Ces règles visent à protéger les producteurs de bananes européens contre toute augmentation des importations en provenance de l’Équateur. « Le 14 décembre 2016, nous n’avions pas apporté notre soutien à l’entrée de l’Équateur dans l’accord commercial UE-Colombie Pérou. Et pour cause, la ristourne douanière concédée par l’UE au premier exportateur mondial de bananes qu’est l’Équateur, fait peser une menace réelle sur l’avenir des producteurs européens du petit fruit jaune, au premier rang desquels figurent la Guadeloupe et la Martinique », explique l’eurodéputé socialiste martiniquais.

« Toutefois, je me félicite du vote de ce jour, qui permettra de protéger davantage nos producteurs face au déferlement de cette banane low-cost. ». En adoptant ce texte, les députes accompagnent de manière significative les régions ultrapériphériques, si chères à l’UE. « Nous le savons tous, le mécanisme actuel n’a jamais été déclenché, ni pour la Communauté Andine, ni pour l’Amérique centrale, alors que depuis 4 ans, certains de ces pays ont dépassé leurs seuils d’exportations sur notre marché. Le nouveau système d’alerte permettra de faciliter le déclenchement de ce dispositif dans l’intérêt de nos producteurs. La question de la prolongation de cet outil, ainsi que celle des mesures de soutien à nos producteurs, sont aussi maintenant sur la table » se réjouit l’eurodéputé socialiste martiniquais.

« Nous demandons particulièrement à la Commission, de clarifier sa position sur la question du démantèlement tarifaire, afin qu’elle s’engage à ne plus réduire le tarif qui a été ramené à 75 euros la tonne pour les bananes sud-américaines. Il s’agit pour nous de protéger l’équilibre socio-économique déjà fragile de nos régions ultrapériphériques» conclut Louis-Joseph Manscour.

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