Ouverture de la 33ème session de l’Assemblée parlementaire paritaire à Malte.

Je participe ce lundi 19 juin à la séance solennelle d’ouverture de la 33ème session de l’Assemblée parlementaire paritaire qui a lieu du 19 au 21 juin 2017 à San Gilijan (Malte).

L’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE, dont je suis Vice-Président et à laquelle je participe en ce moment à Malte, réunit des parlementaires nationaux des 78 pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) avec 78 de leurs homologues représentant le Parlement européen.

Ensemble avec le groupe ACP, nous représentons 107 pays. Les liens qui unissent l’UE, à laquelle nous appartenons, et les pays ACP sont le fruit d’une longue histoire. Cette Assemblée est donc un lieu privilégié pour réfléchir collectivement aux réponses à apporter aux grands enjeux de notre temps que sont notamment la sécurité alimentaire, la lutte contre les changements climatiques, la régulation du commerce mondial, mais aussi la promotion de la démocratie et des droits de l’Homme.

Depuis plus de 40 ans, l’UE et les pays ACP sont liés par les Accords de Cotonou, qui ont succédé aux Accords de Lomé. Il s’agit du plus important accord de partenariat international, tant par le nombre de ses signataires que part les dimensions qu’il recouvre. Ce cadre permet notamment de définir les objectifs de notre coopération au développement avec tous ces pays, parmi lesquels les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète, à travers le plus important instrument de développement de l’UE en volume, le Fonds européen de développement (30,5 Mds€ pour la période 2014‐2020).

Aujourd’hui, en Afrique sub-saharienne, des millions d’enfants, d’hommes et de femmes manquent cruellement d’eau et de nourriture. La crise humanitaire qui couve, pourrait se révéler la pire de l’histoire. Par ailleurs, des maladies comme le choléra et la rougeole y subsistent encore et se propagent. Les organisations qui travaillent sur place pour alléger les souffrances des populations sont sous-financées. Cette situation, ainsi que le flux migratoire le long de la funeste « route méditerranéenne » empruntée par des réfugiés en quête d’un avenir meilleur, figurent parmi les questions que nous abordons au cours de cette réunion à Malte. L’Europe se doit d’être aux côtés de ses partenaires du sud, comme Haïti, dont des représentants sont présents cette semaine dans la capitale maltaise.

Enfin, l’insertion régionale des RUP et des PTOM n’est ni une vue de l’esprit, ni une option, mais bien une nécessité. C’est une des clés de notre avenir commun. Ma présence dans cette Assemblée, qui porte au cœur l’esprit de coopération, me permet donc de rencontrer et dialoguer de façon constante avec des élus de nos voisins de l’océan indien, du Pacifique et des Caraïbes. Le but : faciliter l’émergence de projets concrets de coopération entre nos pays.

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