Mercosur : Ne bradons pas notre agriculture !- Communiqué de presse du lundi 03 juillet 2017

Alors que les négociations UE-Mercosur reprennent aujourd’hui, lundi 3 juillet, Louis-Joseph Manscour, eurodéputé socialiste antillais tire la sonnette d’alarme.

 

Alors que le marché commun sud-américain, le Mercosur[1], compte signer un accord commercial avec l’Union européenne d’ici fin 2017, et que la position de la France et des 27 reste incertaine sur ce sujet[2], Louis-Joseph Manscour a tenu à alerter : « l’échange d’offre tarifaire sur la table reste très déséquilibré entre les deux parties. Ce déséquilibre est très défavorable aux filières agricoles européennes et singulièrement ultramarines. Nos filières canne-sucre-rhum sont particulièrement exposées face aux mastodontes du Mercosur, comme le Brésil, premier producteur mondial de sucre de canne ».

 

L’eurodéputé s’inquiète des répercussions sur cette filière d’excellence mais si sensible dans les RUP : « si la Commission européenne réintroduit des contingents pour cette filière, alors que les études d’impacts ont clairement démontré les dangers que représente un tel accord pour ces secteurs sensibles, les conséquences seront immédiates pour nos producteurs. Après la banane avec les pays Andins, la Commission européenne sacrifierait une fois de plus l’agriculture d’outre-mer sur l’autel du libre-échange. Ensemble avec mes collègues eurodéputés des RUP, nous étions parvenus à ce que la Commission exclut les sucres spéciaux du champ des négociations avec le Vietnam et l’Afrique du Sud. Comme l’article 349 du Traité de Lisbonne l’y invite, la Commission doit maintenant démontrer qu’elle prend systématiquement en compte les intérêts vitaux des RUP lorsqu’elle négocie des accords commerciaux avec des pays tiers. »

 

 

[1] Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay. Le Venezuela ne fait pas partie des négociations.

[2] Dans ses conclusions de vendredi, le Conseil européen « encourage les progrès réalisés dans toutes les négociations menées actuellement, y compris avec le Mexique, le Mercosur et la région Asie-Pacifique, en vue de la conclusion d’accords de libre-échange ambitieux et équilibrés, la réciprocité et les avantages mutuels constituant des principes directeurs. »

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