La Commission européenne met à jour les priorités de son partenariat avec les RUP – Communiqué de presse du 25 octobre 2017

Alors que les Présidents Macron et Juncker étaient attendus en Guyane, le collège des commissaires a adopté le mardi 24 octobre à Strasbourg une nouvelle stratégie pour les Régions Ultrapériphériques de l’UE.

Avant de se rendre également en Guyane, pour participer à la 22ème Conférence des Présidents des RUP le 27 octobre, l’eurodéputé Louis-Joseph Manscour avait  tenu à réagir au contenu de ce nouveau texte : « comme elle l’a déjà fait par le passé (2004, 2008, 2012), la Commission européenne met à jour les priorités de son partenariat avec les RUP ».
« Depuis 2 ans et le jugement de la Cour de Justice du Luxembourg, qui venait confirmer la sous-utilisation de l’article 349 du TFUE, nous autres députés européens avons obtenu de nombreux arbitrages positifs pour l’outre-mer : clause de sauvegarde pour la banane, augmentation du contingent annuel du rhum à fiscalité réduite, prise en compte des spécificités économiques des RUP dans la réforme de la législation européenne sur les aides d’état, autorisation d’une aide de 38 millions d’euros pour la filière canne », poursuit l’eurodéputé socialiste martiniquais.
Et de préciser, « si certains exemples récents nous montrent que la Commission est dorénavant plus encline à prendre en compte les réalités ultramarines, 9 ans après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne et de son article 349, un bref regard dans le rétroviseur nous permet néanmoins de constater que cet effort de compréhension n’est pas continu ; certaines propositions législatives comportent encore des dispositions qui, si elles n’étaient pas modifiées au prix d’un intense combat parlementaire, pourraient porter préjudice à notre développement ».
« Les outre-mer sont au cœur des enjeux majeurs qui traversent notre monde et l’UE : lutte contre les changements climatiques, promotion d’un développement durable et inclusif, régulation du commerce international pour assurer la survie de nos filières d’excellence, et même urgence migratoire pour certaines RUP ».
« Vendredi prochain à Cayenne, je féliciterai bien entendu le Président Juncker et la Commissaire Cretu, de porter les RUP au cœur de l’agenda politique européen, mais je leur rappellerai que les défis auxquels les outre-mer font face, nécessitent un engagement constant et que les élus et les citoyens de ces territoires attendent des actions concrètes et seront très attentifs à la mise en œuvre effective de cette stratégie renouvelée », conclut Louis-Joseph Manscour.

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